Clos Lucé

Publié le par jelk


Lumière tourangelle
Pareille à la Toscane,
Sourire d'une belle
Qui bat le flanc de l'âne.
Vieillard tu vins ici,
Finir ta vie ainsi
Qu'un vieux lion évincé,
Au creux du Clos Lucé.

de Jean-Luc Aotret 8/95

Publié dans monts et vaux

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jjdorio 09/12/2008 14:31


LA MAIN DA VINCI


Et le voilà s’exerçant aux mille formes du visible
Sa main emprunte à Léonard qui dessine tout ce qui résiste
De la feuille d’acanthe à l’épine dorsale du marsouin
De la queue de cochon à la cochenille
D’un triangle de vol migrateur au déploiement solaire de l’alouette
Des voussures de l’arcade à l’enroulement des coquillages marins
Des visages humains des morts et des vivants
L’accord de leurs parties Le désaccord de leur destin
Les images de paix distribuant ses fruits goûteux
Les langues qui crachent à la gueule des tyrans
La vanité de toute ontologie

Joël Bécam 11/10/2008 13:49

J'ai visité le Clos Lucé, cher Jean-Luc, ce poème me rappelle de bons souvenirs. A une époque, j'allais souvent au Louvre ; je pouvais rester longtemps (je ne dirais tout de même pas des heures !) devant la Belle ferronnière, le Saint-Jean Baptiste, La Vierge et l'enfant, et la Joconde bien sûr ! tous placés côte à côte, la Joconde n'était pas encore "emmaillotée" dans une cabine de verre... C'était encore le "vieux louvre", avant le "grand louvre"... Merci pour ce bel hommage au "divin Léonard" : allez, nous dirons que nous sommes tous quelque peu de divins léonards, poésie oblige (n'habitons-nous pas le Léon ?) ! Amitiés anamzériennes. A très bientôt parmi nous.

colette 06/10/2008 11:22

mais tu sais les lions aiment bien le "creux des clos"bises