le mot provient du languedocien "baganaudo" désignant le fruit du baguenaudier, un arbre courant dans le midi de la France. Ce fruit étant constitué d'une gousse
pleine d'air qui éclate en faisant du bruit, il est devenu le symbole de la sotte plaisanterie et de la bagatelle. C'est pourquoi on le retrouve comme nom d'une forme poétique médiévale décriée
et flottante, fondée sur le non sens et composée d'assonances fantaisistes. Par la suite il donnera le verbe baguenauder qui signifie flâner, se promener sans but.
Les baguenaudes sont
des couplets faits à volonté,
dont les vers ont
un mètre déterminé,
mais qui sont
sans rime ni raison.
L’art de la Rhétorique (1493)
Jean Molinet
quant à moi, j'utilise sciemment cette forme moyenâgeuse assez imprécise avec beaucoup de liberté, utilisant à dessein les deux sens que recouvre actuellement le terme français en
m'imposant la contrainte supplémentaire d'y glisser systématiquement le nom du lieu de la "baguenaude/flânerie". En fait c'est un prétexte au jeu et à la dérision poétique où la règle reste
secondaire. Je pense que c'était vraisemblablement l'esprit des baguenaudeurs du XVème, en tout cas c'est le mien aujourd'hui !
de Jean-Luc Aotret
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Ton gentil coquelicot est à l'honneur sur mon blog aujourd'hui
Une belle soirée à vous deux et à tes lecteurs